Témoignages de parents confrontés à un deuil périnatal

L’histoire d’Anna

De Catherine Gonthiez, 2008, Société des Ecrivains. C’est le récit du parcours dramatique de l’IMG.

Près de 6 000 interruptions médicales de grossesses sont pratiquées chaque année en France.
Cela signifie autant de couples, de mères qui ont à effectuer ce choix douloureux d’interrompre l’évolution de leur enfant désiré, déjà aimé, mais trop souffrant pour être guéri. « L’histoire d’Anna » c’est le récit intime de ce parcours dramatique, à la fois singulier et commun à d’autres familles. C’est le témoignage d’un vécu médical et émotionnel et surtout d’un accompagnement raté. Cette histoire s’adresse tant aux mamans, aux papas et à leur entourage qu’aux soignants et praticiens.
C’est l’histoire de ma fille Anna, petite, fragile et malade, née sans vie le 4 avril 2000.
« C’est l’histoire d’un deuil, c’est un deuil d’amour. »

Lucie, lumière disparue

Vivre après une interruption médicale de grossesse, Stéphanie Bourreau, Glyphe – 2005. Le 13 janvier 2004, une étoile a traversé furtivement le ciel de notre nuit. Lucie, notre fille, née à quatre mois de grossesse, est venue nous révéler la plus grande souffrance pour nous, parents : décider d’une fin de vie pour notre enfant parce qu’elle était différente, atteinte de trisomie 21. Parce qu’elle avait un chromosome 21 supplémentaire. A quoi tient notre destinée ? Ce témoignage raconte l’indicible douleur de la décision d’interrompre la vie. Mais il vient aussi illustrer le malaise entre les soignants et les soignés, lorsqu’il s’agit d’annoncer une anomalie fœtale aux parents.

L’un sans l’autre

De Nathalie Boetsch, 2008 (pour le télécharger en pdf). Livre écrit par Nathalie, maman de jumeaux, dont le fils, Pierre, est décédé in utero à 20 SA en 2006. Son cheminement du deuil de son petit garçon Pierre l’a amenée à réaliser un travail d’écriture qui est devenu un livre. Son souhait est de mieux faire reconnaître la difficulté du deuil périnatal et plus particulièrement celui d’un jumeau.

Surmonter la mort de l’enfant attendu – Dialogue sur le deuil périnatal

Chronique Sociale, 2008, Elisabeth Martineau. Lorsque son enfant attendu meurt au lieu de naître, on n’appréhende plus la vie de la même manière. Plus rien n’a de goût ni de couleurs. Il faut du temps, beaucoup de temps pour se relever et retrouver confiance dans la vie…

Un enfant pour l’éternité

Ed. du Rocher, Février 2004, Isabelle Delom de Mézerac

Choisir de poursuivre la grossesse quand on attend un enfant porteur d’une malformation létale et l’accompagner le temps de sa courte vie.

 

Le deuil périnatal, le vivre et l’accompagner

Chantal Haussaire-Niquet, Le Souffle d’or, 2004

Le  » deuil périnatal  » définit le deuil consécutif aux décès d’enfants en cours de gestation ou à la naissance. La mort du tout-petit se heurte encore trop souvent à des inadaptations juridiques, sociales et médicales. Comment faire son deuil de ce qui n’a pas existé ? Comment se dire  » parent  » d’un enfant sans nom ? Comment refaire de la vie après avoir  » donné  » la mort ? Mère de quatre enfants, dont deux bébés décédés, l’auteur a écrit cet ouvrage pour qu’au sortir de la maternité parents et professionnels de l’accompagnement œuvrent ensemble à restaurer la légitimité de l’existence, de la mort et du deuil de l’enfant. A travers quatre rencontres cliniques, cet essai décrit le cheminement douloureux et les problématiques traversés par les parents dans ce  » deuil interdit « . Il présente les outils utilisés en Psychosynthèse qui permettent aux parents d’intégrer le vécu de l’événement dans toutes les dimensions de leur être. Des informations pratiques et des adresses utiles sont répertoriées en fin d’ouvrage. Un livre pour accompagner la transformation de la souffrance en élan de vie.

Saskia ou le deuil d’un bébé distilbène

Anne-Françoise Lof, Éditions Frison-Roche, Paris, 2000

Ce livre est le récit poignant d une mère qui, sans le savoir, attend un « bébé Distilbène », du nom de ce médicament que l on a donné aux femmes contre les nausées. Or, les filles des mères « contaminées » ont une propension aux fausse-couches et à d autres pathologies. A partir de ce drame, Anne-Françoise Lof écrit un récit poignant dont le point de départ est la « non-existence » de l enfant qui n étant pas né, ni déclaré civilement, est tout de même né, même s il était mort, une vraie personne, avec un vrai deuil, un vrai enterrement, une vraie souffrance. Elle s appelait Saskia… Anne-Françoise Lof, qui est psychologue, trouve les mots pour dire sa souffrance, elle raconte l accompagnement exceptionnel qu elle a reçu à Lille. Son combat, elle le mène sans rancœur, avec des mots justes. La reconnaissance et la réalité de ce qu elle a vécu, elle veut le faire connaître à celles et ceux qui vivront ou accompagneront un deuil d enfant dans des circonstances exceptionnelles.

Mourir de naître à 4 mois et demi de grossesse, victime d’un médicament : le distilbène

L’enfant interrompu

Chantal Haussaire-Niquet, Flammarion, Paris – 1998

Le diagnostic anténatal permet aux futurs parents d’en apprendre beaucoup sur leur enfant avant qu’il ne naisse. Mais que faire quand on découvre brutalement chez son bébé de graves anomalies incompatibles avec la vie ? Chantal Haussaire-Niquet a connu cette expérience et raconte ce qu’aucune mère n’avait encore osé écrire, son itinéraire depuis l’annonce du drame jusqu’à l’interruption médicale de grossesse et son retour à la maison.

Chantal Haussaire-Niquet est conseil en communication. Elle assure par ailleurs au sein de l’Association François-Xavier Bagnoud, à Paris, la responsabilité du développement d’un accueil et d’un accompagnement auprès des familles touchées par un deuil périnatal.

Éclairé par l’avis de la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval et du médecin Maryse Dumoulin, ce récit met aussi en lumière des questions trop rarement soulevées : comment le médecin peut-il annoncer un diagnostic pessimiste ? qu’en est-il de l’accompagnement des parents confrontés à la décision d’une euthanasie fœtale ? L’interruption de grossesse s’apparente-t-elle à un véritable accouchement ? Le fœtus souffre-t-il ? Les parents peuvent-ils – doivent-ils voir le corps de leur enfant mort ? Que fait-on de sa dépouille ? Peut-on durablement accepter les termes d’une loi qui refuse la déclaration à l’état civil de certains de ces bébés ? Comment le deuil se fraye-t-il un chemin au travers du déni social et juridique ?

Geneviève Delaisi de Parseval nous le rappelle dans sa préface : « On ne fait son deuil que du « connu » (…). Il importe de rattacher les « bébés interrompus » à une généalogie et, à défaut de leur conférer le statut de sujet, il est nécessaire de leur reconnaître pleinement la qualité d’être humain. »

Un ange est passé

Christine Sagnier, Micro-Climats – 1998

Une maman dit le bonheur d’avoir attendu un enfant huit mois et le malheur de le perdre soudainement. La solitude face à l’incompréhension des autres.

Congé maternité sans bébé

Béatrice Trichard-Gautier, LIV’édition, Paris – 2001

Une maman décrit son parcours avec son mari et ses enfants face à une interruption médicale de grossesse à 7 mois 1/2.

Pour se procurer ce livre, merci de contacter directement l’auteur : denis.gautier2@wanadoo.fr ou l’association Sparadrap 48 rue de la Plaine 75020 PARIS. Tél 01 43 48 11 80.

La petite fille

Diane Barbara, Bayard Éditions Littérature, Paris – 1996

Une maman témoigne de son vécu après la mort de sa petite fille à la naissance.

Philippe

Camille Laurens, P.O.L., Paris – 1995

Après un accouchement difficile, une maman met au monde un bébé qui ne vit que deux heures.

Je n’ai pas vu tes yeux

Sylvia Tabet, Hachette Littérature – 2002

10 ans après, une maman témoigne en mémoire de son fils décédé suite à une interruption médicale de grossesse.